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Publié le 15 mars 2024

L’adoption de la nouvelle orthographe n’est pas une faute de goût, mais un choix de communication stratégique qui exige tact et diplomatie.

  • Les rectifications de 1990 sont validées par l’Académie française et utilisées par de nombreuses institutions officielles en France et dans la francophonie.
  • La clé n’est pas d’imposer une norme, mais d’opter pour une cohérence progressive, adaptée à chaque public et à chaque support.

Recommandation : Commencez par auditer vos supports de communication pour définir une charte éditoriale claire, puis déployez-la avec pédagogie auprès de vos équipes et de votre public.

La question hante les couloirs de nombreux services de communication : faut-il écrire « oignon » ou « ognon » ? Maintenir l’accent circonflexe sur « connaître » ? Ce dilemme, qui peut sembler anodin, est en réalité le symptôme d’une tension profonde entre l’attachement à une tradition orthographique perçue comme un gage de sérieux et le désir de moderniser une langue pour la rendre plus logique et accessible. Pour un éditeur ou un responsable de la communication, le risque est double : paraître archaïque en s’accrochant à des formes anciennes, ou passer pour « illettré » aux yeux d’un public plus conservateur en adoptant les graphies rectifiées de 1990.

Face à ce débat souvent passionnel, la tentation est grande de ne rien changer, de se réfugier derrière l’usage le plus établi pour ne froisser personne. Pourtant, cette posture attentiste est elle-même un choix, celui de potentiellement se couper d’un public plus jeune et de renoncer aux bénéfices d’une langue simplifiée. Mais si la véritable clé n’était pas de choisir un camp, mais d’aborder la question non pas comme un problème de grammaire, mais comme un exercice de diplomatie linguistique ? L’enjeu n’est pas tant de savoir qui a « raison », mais de définir une stratégie de transition cohérente, rassurante et adaptée à votre identité.

Cet article n’est pas une nouvelle liste des règles à appliquer. Il se propose d’agir comme un guide stratégique pour vous, décideur, en vous donnant les clés pour comprendre les résistances, évaluer les risques et déployer une politique linguistique réfléchie. Nous verrons comment chaque choix orthographique est un signal envoyé à votre public et comment piloter ce changement avec nuance et intelligence.

Pour vous accompagner dans cette démarche délicate, cet article explore les différentes facettes de cette transition. Vous y trouverez des analyses contextuelles, des outils pratiques et des exemples concrets pour naviguer avec assurance entre tradition et modernité.

Pourquoi l’accent circonflexe disparaît-il sur le « i » et le « u » (et est-ce obligatoire) ?

La suppression de l’accent circonflexe sur les lettres « i » et « u » est l’une des modifications les plus visibles et les plus symboliques des rectifications de 1990. Contrairement à une idée reçue, il ne s’agit pas d’une suppression aveugle. L’accent est conservé lorsqu’il apporte une information cruciale, notamment dans les terminaisons verbales du passé simple (nous nous battîmes) et du subjonctif (qu’il fût), ou pour distinguer des homonymes comme (participe passé) de du (article) et mûr de mur. Ailleurs, comme dans « connaitre » ou « paraitre », sa disparition vise à simplifier l’apprentissage en éliminant une complexité jugée superflue.

La question cruciale pour tout communicant est : est-ce obligatoire ? La réponse est non. L’Académie française elle-même précise que les recommandations de 1990 ne sont que des propositions. Les deux graphies, traditionnelle et rectifiée, sont considérées comme correctes. Cependant, il est essentiel de comprendre que la graphie rectifiée n’est plus une curiosité marginale. Une étude sur l’adoption des rectifications a montré que 61% des graphies rectifiées étaient déjà attestées dans le dictionnaire Le Nouveau Petit Robert de 2010, signe d’une intégration profonde dans l’usage de référence.

Adopter cette simplification peut être un premier pas dans une transition en douceur. L’important est la cohérence : si vous décidez d’écrire « entrainement », il faudra le faire dans l’ensemble de vos communications. Des institutions comme l’UQAM (Université du Québec à Montréal) ont franchi le pas en formant activement leurs enseignants, montrant que l’adoption de la nouvelle orthographe est une démarche de modernisation réfléchie et non un laxisme.

Étude de cas : L’adoption proactive par les universités québécoises

Face à l’évolution de la langue, l’UQAM a fait appel à la linguiste Chantal Contant pour former ses enseignants et son personnel à la nouvelle orthographe. Cette initiative démontre une approche institutionnelle proactive qui ne laisse pas le changement au hasard. Plutôt que d’attendre que l’usage s’impose, l’université a choisi de piloter la transition, assurant ainsi une cohérence dans ses communications officielles et ses supports pédagogiques, et positionnant l’institution comme un acteur moderne de la francophonie.

Oignon ou Ognon : quelle graphie choisir pour vos supports de communication institutionnelle ?

Le choix entre « oignon » et « ognon » est un cas d’école. Il cristallise parfaitement l’enjeu de communication : la graphie que vous choisissez est un signal social envoyé à votre public. « Oignon » évoque la tradition, la gastronomie du terroir, un savoir-faire ancestral. « Ognon » suggère la modernité, la simplicité, une approche directe et sans fioritures. Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix dans l’absolu ; il n’y a qu’un choix aligné ou désaligné avec votre image de marque et votre public cible.

Comme le souligne l’Office québécois de la langue française, « au sein d’une entreprise, d’un organisme ou d’un ministère, le choix d’adopter les rectifications de l’orthographe relève de cette entreprise« . C’est donc une décision stratégique qui vous incombe. Pour la prendre de manière éclairée, il faut procéder à un arbitrage contextuel. Un rapport annuel destiné à des investisseurs seniors gagnera à conserver les formes traditionnelles pour ne pas créer de friction. À l’inverse, un site web visant les 15-25 ans sera plus pertinent avec des graphies rectifiées, perçues comme plus actuelles.

Pour vous aider dans cette démarche, une matrice de décision peut s’avérer un outil précieux. Elle permet de rationaliser le choix en fonction du support et du public, garantissant une cohérence globale tout en permettant une flexibilité adaptée.

Matrice de décision stratégique pour les graphies
Type de support Public cible Graphie recommandée Justification
Rapport annuel Investisseurs seniors Traditionnelle Confort et reconnaissance
Site web jeunesse 15-25 ans Rectifiée Modernité et accessibilité
Documentation interne Équipe mixte Les deux acceptées Transition progressive
Communication B2B Entreprises tech Rectifiée Innovation et avant-garde

Nénuphar ou Nénufar : comment gérer les désaccords entre collègues de générations différentes ?

Le débat orthographique peut rapidement devenir une source de conflit en interne. Un collègue plus âgé peut percevoir l’usage de « nénufar » comme une erreur impardonnable, tandis qu’un plus jeune peut voir dans « nénuphar » une rigidité désuète. Gérer ces tensions relève de la diplomatie linguistique. L’objectif n’est pas d’imposer une vision, mais de construire un consensus autour d’une politique éditoriale claire et partagée.

La pire approche serait d’ignorer le problème ou de laisser chaque service décider pour son compte, ce qui mènerait à une cacophonie préjudiciable à l’image de l’entreprise. Une stratégie bien plus efficace est de s’inspirer de modèles institutionnels, comme celui des cantons de Suisse romande. Face à ce même défi, ils ont opté pour une transition maîtrisée : dès août 2023, les rectifications sont devenues la règle dans l’enseignement, tout en maintenant une tolérance pour l’ancienne orthographe. Cette approche progressive, qui normalise la nouvelle forme sans pénaliser l’ancienne, est une excellente source d’inspiration pour une politique interne.

Pour parvenir à ce consensus, l’organisation d’un atelier collaboratif est souvent la meilleure solution. Il permet de dépersonnaliser le débat, de le fonder sur des arguments objectifs (cible, support, image de marque) et de co-construire une charte qui sera d’autant mieux acceptée qu’elle aura été élaborée collectivement. L’enjeu est de transformer un point de friction potentiel en un projet d’équipe fédérateur.

Votre plan d’action pour une charte éditoriale unifiée

  1. Organiser un atelier intergénérationnel : Réunissez des représentants de chaque équipe et génération pour garantir une diversité de points de vue.
  2. Présenter les faits : Exposez de manière neutre l’historique des rectifications, leur légitimité (Académie française) et les deux graphies possibles, sans jugement de valeur.
  3. Co-créer une liste de mots-clés : Identifiez ensemble les termes les plus fréquents et stratégiques pour l’entreprise (ex: « événement » vs « évènement »).
  4. Décider collectivement : Pour chaque mot, organisez un vote ou une discussion argumentée pour choisir la graphie qui correspond le mieux à l’identité et aux cibles de l’entreprise.
  5. Établir une période de transition : Définissez une période durant laquelle les deux graphies seront acceptées en interne, avec la nouvelle graphie comme forme privilégiée à terme.

Le risque de passer pour « illettré » en utilisant les formes rectifiées auprès d’un public âgé

C’est la peur la plus tenace et le principal frein à l’adoption des rectifications : la crainte que l’usage de « cout » ou « paraitre » soit perçu non comme un choix moderne, mais comme une simple faute d’orthographe, entachant la crédibilité de l’entreprise. Cette peur est légitime, car elle est fondée sur l’attachement affectif et scolaire à une norme apprise de longue date. Pour la désamorcer, il faut s’armer d’un argument d’autorité irréfutable.

Aucune des deux graphies ne peut être tenue pour fautive.

– Académie française, Journal officiel de la République française

Cette déclaration, publiée au Journal officiel, est votre meilleur bouclier. Elle émane de l’institution même qui régule la langue française et confère une légitimité totale aux deux usages. Utiliser la graphie rectifiée n’est donc pas une erreur, mais l’application d’une recommandation officielle. Pour un public qui respecte les institutions, cet argument est puissant. De plus, la légitimité de ces formes est constamment renforcée par leur adoption au plus haut niveau. Par exemple, il est de plus en plus courant de voir que plusieurs rapports à l’Assemblée nationale française appliquent les rectifications dans leur intégralité.

L’adoption est également une réalité bien établie dans d’autres pays francophones, ce qui contribue à normaliser l’usage. Par exemple, la Direction de l’éducation française du ministère de l’Éducation de l’Alberta, au Canada, rédige en orthographe rectifiée depuis 2009. Communiquer sur ces faits – la validation par l’Académie, l’usage par les institutions gouvernementales – est la meilleure stratégie pour rassurer un public conservateur. Il ne s’agit pas d’un caprice de « jeunes qui ne savent plus écrire », mais d’une évolution encadrée et validée au plus haut niveau de la francophonie.

Comment expliquer les rectifications orthographiques aux stagiaires et nouveaux embauchés ?

L’arrivée de nouveaux collaborateurs, qu’ils soient jeunes diplômés ou professionnels expérimentés, est un moment clé pour asseoir votre politique linguistique. Loin d’être une corvée, ce processus d’intégration (ou « onboarding ») est une opportunité de transformer une règle en culture d’entreprise. Il ne s’agit pas simplement de dire « chez nous, on écrit ‘évènement' », mais d’expliquer le « pourquoi » de ce choix, en l’inscrivant dans les valeurs de l’entreprise : modernité, clarté, souci du lecteur.

Une approche purement prescriptive risque de créer de la confusion, surtout pour les jeunes générations qui ont souvent été exposées aux deux graphies durant leur scolarité. La meilleure méthode est de leur fournir des outils clairs et pragmatiques dès leur arrivée. Un « Starter Pack du Rédacteur » peut centraliser toutes les informations nécessaires et garantir une application homogène des règles que vous avez choisies.

Ce kit ne doit pas être un traité de grammaire, mais un guide pratique et immédiatement utilisable. L’objectif est de rendre l’application de votre charte éditoriale aussi simple et intuitive que possible. Voici les éléments essentiels à y inclure :

  • Un guide de référence rapide des principales rectifications adoptées par l’entreprise.
  • Les fichiers de configuration pour les logiciels de correction (comme Antidote) déjà paramétrés selon votre charte.
  • Une checklist des 20 mots les plus fréquemment concernés dans votre secteur d’activité.
  • Des exemples concrets « avant/après » tirés de documents réels de l’entreprise.
  • Un quiz ludique d’auto-évaluation en ligne pour vérifier la bonne compréhension des règles internes.

Écriture inclusive : peut-on accorder avec le nom le plus proche plutôt qu’au masculin ?

La question de l’écriture inclusive est souvent associée, parfois à tort, à celle des rectifications de 1990. L’accord de proximité, qui consiste à accorder l’adjectif avec le nom le plus proche (ex: « des hommes et des femmes créatives ») plutôt qu’avec le masculin qui « l’emporte », est une pratique qui suscite des débats vifs. Pour un communicant, l’adopter représente un choix éditorial fort, souvent perçu comme militant.

Avant de prendre une décision, un détour par l’histoire de la langue, dans l’esprit de notre démarche d’historien, est éclairant. Comme le rappelle la linguiste Éliane Viennot, cette pratique n’est pas une invention moderne. Au contraire, « l’accord de proximité était une pratique courante en français classique, notamment chez Racine et Corneille, avant d’être abandonné au XVIIIe siècle » au profit de la règle du masculin générique. Savoir cela permet de dédramatiser le débat : il s’agit moins d’une révolution que de la réactivation d’un usage ancien.

L’accord de proximité était une pratique courante en français classique, notamment chez Racine et Corneille, avant d’être abandonné au XVIIIe siècle.

– Éliane Viennot, Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin

Cependant, contrairement aux rectifications de 1990, l’accord de proximité n’est pas (encore) validé par l’Académie française et reste connoté politiquement. L’utiliser dans une communication institutionnelle, surtout dans un document juridique ou un rapport officiel, comporte un risque de distraction : le lecteur pourrait se focaliser sur la forme plutôt que sur le fond. La prudence est donc de mise. Dans la plupart des cas, la solution la plus sûre et tout aussi inclusive consiste à utiliser des reformulations épicènes (ex: « le personnel » au lieu de « les employés et les employées ») ou des doublets (« les collaboratrices et les collaborateurs »), qui sont aujourd’hui largement acceptés.

L’erreur d’utiliser des termes désuets (susmentionné, nonobstant) qui perdent le lecteur moderne

La modernisation de la langue ne se limite pas à l’orthographe. Une communication peut être parfaitement alignée sur les rectifications de 1990 et pourtant paraître vieillotte et inaccessible à cause d’un lexique suranné. L’utilisation de termes comme « susmentionné », « nonobstant » ou « subséquemment » crée une distance inutile avec le lecteur. Ces mots, souvent issus du jargon administratif ou juridique, peuvent donner une impression de sérieux, mais ils nuisent surtout à la clarté et à la fluidité du message.

L’incohérence stratégique serait d’adopter « ognon » pour paraître moderne, tout en conservant « nonobstant » qui ancre le texte dans un registre formel et daté. Simplifier son vocabulaire est un acte de respect envers le lecteur ; c’est lui faciliter l’accès à l’information. Dans un monde où l’attention est une ressource rare, un texte simple et direct aura toujours plus d’impact qu’un texte inutilement complexe. Une étude gouvernementale sur la transformation numérique a d’ailleurs montré que 44% des PME mentionnent le risque de complexité comme un frein majeur à l’adoption de nouvelles pratiques, un constat qui s’applique parfaitement au langage.

La transition vers un langage plus clair passe par l’identification de ces termes désuets et leur remplacement systématique par des équivalents modernes et simples. Voici un petit glossaire de « traduction » pour vous y aider :

  • Susmentionné → Mentionné ci-dessus / Cité plus haut
  • Nonobstant → Malgré / En dépit de
  • Subséquemment → Par la suite / Ensuite
  • Présentement (usage québécois pour « actuellement ») → Actuellement / En ce moment
  • Ci-annexé → En pièce jointe / Joint à ce document
  • Ledit/ladite → Ce/cette (en précisant le nom si nécessaire)

À retenir

  • Les rectifications orthographiques de 1990 sont légitimes, validées par l’Académie française et ne peuvent être considérées comme des fautes.
  • Le choix entre graphie traditionnelle et rectifiée est une décision stratégique qui dépend du contexte, du public et de l’image de marque.
  • Une transition réussie repose sur la cohérence, la pédagogie et la mise en place d’une charte éditoriale claire et partagée par les équipes.

Comment simplifier le langage administratif sans perdre la valeur juridique du document ?

La simplification du langage est particulièrement cruciale dans les documents à valeur juridique ou administrative (contrats, conditions générales, règlements). C’est aussi là que la résistance est la plus forte, par peur de perdre en précision et de créer des failles juridiques. Pourtant, un document incompréhensible pour celui qui le signe est en soi une source de litiges. L’enjeu est donc de concilier clarté pour l’usager et rigueur pour le juriste.

Une approche innovante et de plus en plus adoptée par certains organismes est celle du « double niveau de lecture ». Cette technique consiste à faire précéder chaque clause juridique, rédigée dans un langage technique précis, d’un court résumé en langage clair et simple, souvent présenté dans un encadré. Cette méthode offre le meilleur des deux mondes : elle permet une compréhension rapide et intuitive pour le non-spécialiste, tout en conservant l’intégralité de la formulation juridique qui fait foi en cas de litige. C’est une solution élégante qui démontre un véritable souci du lecteur sans sacrifier la sécurité juridique.

Même sans aller jusqu’au double niveau de lecture, il est souvent possible de simplifier la formulation de nombreuses clauses sans en altérer le sens juridique. Le passage d’une voix passive et impersonnelle à une voix plus directe, ou le remplacement de termes latins par leurs équivalents français, peut transformer radicalement la lisibilité d’un texte. Le tableau suivant montre des exemples concrets de réécriture qui maintiennent la valeur juridique tout en améliorant la clarté.

Exemples de réécriture juridique réussie
Version traditionnelle Version simplifiée Valeur juridique
Le contractant s’engage à indemniser le bénéficiaire pour tout préjudice subséquent Vous devrez compenser toute perte future causée au bénéficiaire Maintenue
Nonobstant toute disposition contraire Peu importe ce qui est écrit ailleurs Maintenue
Les parties conviennent mutuellement Les deux parties sont d’accord Maintenue

En définitive, moderniser votre langage, que ce soit par l’orthographe ou le vocabulaire, est moins une question de règles que de stratégie et d’empathie envers votre lecteur. L’étape suivante consiste à lancer un audit interne de vos communications pour identifier les points de friction et bâtir, pas à pas, votre propre politique de diplomatie linguistique.

Rédigé par Claire Fontaine, Claire est une linguiste et formatrice professionnelle, certifiée Expert au Projet Voltaire. Agrégée de Lettres Modernes, elle enseigne depuis 18 ans les subtilités de la langue française aux adultes. Elle conçoit des parcours pédagogiques sur mesure pour éliminer les fautes en entreprise.